” RIEN A FOUTRE DE TOI REVEIL COCORICO, LES BILLETS EASY JET C’EST PAS DU TOUT CHER ALORS JE PRENDRAIS CELUI DE DEMAIN !”
Bien sûr cette phrase n’était qu’un rêve soupoudré d’alcool liquide, donc plutôt arrosé, mais à ce moment là l’alcoule se déversant de ma bouche sous forme de bave était bien sèche: alors on peut dire que ça marche. Bref en me levant quelques heures plus tard, obligé par une autre Camille que celle vue nue un peu plus tôt, mais qui habitait dans l’appartement avant notre arrivée, je me suis rendu compte que les billets d’avion de cette très sympathique et peu honéreuse aux vues ses belles affiches clairsemées dans le métro, étaient putain de chers. Au lieu des 35 euros suivit de l’astérisqué et des petits charactères, ils étaient aujourd’hui à 150e et quelques piécettes alourdissant considérablement mon mal de crane. Ce n’est pas grave. Ces deux jours/nuits sur le PARIS valaient ce prix. La famille, les copains, l’amour, la fète, la vie: c’est surtout ça l’argent. Surtout quand on en a pas. Ca m’a permis de rester un nuit de plus amoureux mais calme cette fois ou en tous cas focaliser. D’ailleurs nous te remercions EMMANUELLE. Les traces: c’est pas nous.
Il me faut revenir à ce “on me l’avait dit“. Dans l’avion, alors que j’étais rentré parmis les derniers, oui parce que les 150e et quelques c’était sans aucun avantages bien sûr, et bien j’avais pu m’assoir tout devant=champion. Juste devant les hotesses (pas très sexy d’ailleurs=nulles mais je met ça sur le fait de laisser une découverte de taille à peine mordu du bout des dents et qui laisse ce pincement quiqui te pousse à gromeler des “Non mais de toutes façons les filles elles sont complètements nulles à coté d’elle” c’est nul surtout avant de partir cinq mois) là même où l’on peut tout à fait déplier ses jambes et s’assoir comme un gros et même que si on se sent trop bien, les fesses tombent du siège. A coté de moi et rentré en premier (=champion avec de l’oseille) un homme d’un âge paternel pour un enfant de mon âge, c’est à dire une cinquantaine, m’a offert des CHIPS et ainsi expliqué qu’en raison de LA CRISE ce pays avait énormément prix dans la gueule et que le FORINTS ou FT ou HUF avait lui aussi considérablement prix dans la bouche.
“Donc, déjà, ok, ils ne marchent pas a l’euro, ahahah, je savais que j’aurais du me renseigner. Ah non mais ça va en fait j’ai pas d’euro de toutes façons.”
Non mais si j’avais trente balles. Je ne suis pas fou non plus. C’EST LE BON MOMENT POUR VENIR DANS CE PAYS, ICI TU VAS CROIRE AVOIR DE L’OSEILLE. Je dis “super”, car je n’ai rien contre ce genre de blague à moi même. On papotte, et il me demande ce que je vais faire après m’avoir expliqué qu’il travaillait pour METRO et qu’il voyageait beaucoup sans jamais vraiment voir les villes mais surtout des entrepots et des hotels et des gros qui mangent et boivent pour signer des contrats. Je lui dis que je suis en ART pour aller vite, que j’essaye de faire des livres mais ça ne doit pas l’intéresser et que je ne sais pas encore vraiment ce que je vais faire dans cette ville. En cinq mois j’aurais surement le temps de trouver. Il sourit en me voyant aussi inscouciant. Il met surement ça sur le compte de ma jeunesse ou de ce genre de choses que je ne comprends pas encore. Il me donne des plans, des cartes et des choses utiles, parceque biensûr je n’ai rien de tout ça. A notre arrivée il me propose de m’emmener en centre ville, parce que lui sait conduire et qu’il va louer une voiture. Je ne comprends toujours pas ce principe de la conduite. On m’a élevé avec la notion de boire ou conduire. Je m’étais fait a l’idée de prendre le bus. Mais si j’ai un chauffeur ça me va aussi.
Bon j’arrive et j’apelle MATHIEU CARDI, le français et illustrateur et copain avec qui j’étais censé prendre l’avion la veille. OUSP. Il me dit arriver dans un demie heure, il fait froid alors j’apelle FANNY. Je ne la connais pas, on a juste parlé sur internet via mail pour se dire qu’on était des ERASMUS et qu’on aurait surement besoin d’un appartement pour vivre: ce genre de chose. MATHIEU vit chez elle depuis son arrivée et j’espère y trouver de la place en attendant de trouver un super appart à 10euros max par mois. Heureusement que FANNY avait trouvé car notre recherche d’appartement à prix deux méchantes semaines. Méchantes parce qu’elle furent en hivers, au début, et pleine de faussess bonnes surprises. Bref au bout du compte et de quelques tentatives d’introduction de bananes (voir de bananiers entiers) dans nos fondements si délicats nous avons finit, et ça grâce à mon collègues, par trouver un appartement. Appartement loué par des hongrois, donc moins cher, donc grands, donc coule. Arrivant du STRASBOURG et habitué à des tarifs moins cher qu’un PARIS pour des superficies respectables voir des collocation monstrueuses et vraiment pas cheres, on se devait de trouver mieux et moins cher ici. Fumer des pilons avec ses logeurs reste un moyen assez sympathique de conclure ce genre d’entente. Par contre l’herbe ici est juste monstreuse. La paranoia s’en trouve juste abrutissante. Et si vos logeurs fument, il y a quelques chances pour que le déménagement de leurs affaires prennent du temps. Le genre de temps qui fait chier. Celui en trop après un serrage de main agrémenté de ce “DEAL” qui met de l’honeur sur la table.

En fait deux semaines, même avec des collocs de rève comme FANNY et NIR dans le froid, la recherche, et le froid, c’est vraiment épuisant en fait. Et puis même en payant le loyer en vin et fromage ( oui on est français ) et bien on se sentait un peu comme des gros parasites.
Quoi NIR ? Bah NIR c’est le colloc israélien/métaleux/drédeux qui fait de l’escalade et dont la même est prof de KRAV MAGA. Il est tout petit et c’est un muscle à os et dreds. Je pense que si je devais manger quelqu’un un jour, je mangerais NIR BETAV. Avant de se couper les dreds au coupe ongle avant hier il ressemblait à un TARZAN, mais un TARZAN tout petit, trop moignon.


Oui et donc hum j’en étais où ? Ah oui on avait un appartement, on a un appartement. Oui et ? Ah oui pourquoi je ne poste que maintenant ? Alors je vais pas mentir en disant que je suis submergé de travail, parce que cette école (la MOME) est un peu une blague pour les erasmus. Je pense que c’est éxactement la même chose pour les érasmus dans notre propre école. Il faut être volontaire, débrouillard et très copain/sociable. Après c’est exellent pour faire des projets persos et c’est d’ailleurs encouragé. Surement pour ne pas nécéssiter trop de suivit: “Héhé“. Je suis en fait sur un projet de livre depuis mon arrivée, le premier projet sur lequel je sue autant. Et tout ça pour que MIREMONT et PIMPANT soient fiers, fiers comme des papas.

Non en vrai si tout ceci prend énormément de temps c’est uniquement parce que la pinte est à 1.3e en bar. LA PINTE. Ce pays c’est le futur. Il y a des bars partout. Il y en a partout sur des toits, dans des caves, sous le tram, dans des immeubles abandonnés, dans des anciens QG de quelque chose comme de la résistance, peint ou lieux d’installations, déco de secondes mains, enfin bon des endroit aussi divers qu’acceuillants et des gens toujours motivés pour sortir en découvrir de nouveau. Alors oui c’est dur, des fois la vie: j’en peux plus.






D’ailleurs la plupart du temps ici, a surtout été mangé par l’envie de découvrir les autres érasmus ivres. Depuis que l’hiver rude et très froid a cédé face à un printemps uniquement estival et lourd, tout à changé. Le gris et les camailleux de marrons ont laissé place aux couleurs. Les gens ne semblent plus autant triste. Les filles autant que les gars faisaient grise mines=pays triste=GROS taux de suicide=herbe monstreuses abrutissant par son caractere paranoide=camera de surveillance=complot=MORT.
Egale les vidéo d’Ophélie la perle du Danube sur le youtube. DUR.
En parlant de fille, les filles sont un peu les caricatures de la fille de l’est. J’entends par là: longues jambes visages durs et mauvais gouts à souhait/chier. En fait comme d’autres j’avais entendu vanter les mérites des filles de le BUDAPEST. Et bah il n’y a rien de fou. En fait c’est un peu le sud, avec son mauvais gout mais en froid. Et je ne sais pas ce qu’elle ont avec leurs bottes pointues à talons qui remontent aux genoux, mais c’est vraiment moche. Drôle mais moche. VULGAIRE. Du coup les filles en basquettes étaient vraiment trop belles. C’est idiot, mais vicéral. Comme être blonde en suede: c’est moins drôle. Oubliez ça, il faut le mettre sous le coup de la frustration et tout le reste. Ah et je n’ai aussi que très rarement vu autant de mec bobyduldés avec des tatouages tribaux ou des signes chinois dans un périmêtre si réduit. C’est beau, c’est violent, c’est sans concession.





En tous cas l’alcoule pas chere m’a permis de visiter toute la ville, plusieurs fois, dans presque tout les sens, parfois aller retour du à mon sens de l’orientation du futur. Cette ville est belle. Autant nickelle que sale, autant colorée que lugubre et glacial. Il y a de l’espagne, il y a de la russie, il y a du turc, il y a du soviétique et ça collé, juxtaposé sans vraiment de cohérence: c’est assez fou. La seule choses égale reste surement les caméras de surveillance. Il y en a juste partout. Deux à certain coin de rue. Quatre sur un paté de maison et ça d’un seul coté de rue. Bon il faut aller vers le parlement. Ca reste assez flipant. D’ailleurs cet aspect très supicieux est palpable dans les magasins, il y a toujours un ou deux vigiles, peut importe le magasin, et les ciassières font des rondes dans les rayons. Il est impossible de frauder dans le métro. Il y a des controleurs devant chaques entrée, TOUTES. Par contre le bus et le tram reste open bar. Bon parfois dans le bus la nuit à partir d’une heure, il sont en masse et en jaune fluo et en gros et souvent en vieux. C’est à cette heure que les gens ivres ont besoin de voir une forme d’autorité ou alors d’encadrement pour rester courtois, certainement. Je me demande à chaque fois ce qu’ils feraient si quelqu’un se mettait à courir voyant une fois la porte ouverte. Ah mais non, c’est évident: ici personne ne fait le mariole. D’ailleurs c’est fou, il faut voir les élévateurs. Personne ne double. Si tu doubles tu es un touriste. Et si tu ramasses des pièces tombées au sol: tu es aussi un touriste. La plupart sont d’ailleurs assez austères avec les touristes. Mais bon ça reste très compréhensible. Les touristes c’est un peu des gros cons. Par contre si tu fais l’effort de parler hongrois, ce qui est vraiment un effort en fait, et bien ils les austères hongrois donc seront toujours très serviables, polis ( de toutes façons toujours polis en vérité ) et surtout souriants. Et si tu en viends à parler de grammaire ou de conjugaison dans un bars les serveurs peuvent même te payer des verres. C’est coule parce que c’est là que j’ai appris le plus de mon hongrois. Et sans même la motivation étylique. Oui, oui tout à fait.


Rien à voir mais j’ai découvert BURGER KING ici sinon. C’est coule, ça a l’air plus naturel que MACDO. C’est plus massif en tous cas et le plus gros menu ne coute que 4e. C’est fou. D’ailleurs la vie coute moins chere. La crise je vous dit. 1euro vaut 300FT. Cela fluctue un peu tous les jours mais en gros c’est ça. Les billets commence à 200FT donc 66.66ct d’euro. C’EST FOU. Du coup tout le monde se tape des liasses de billets digne d’un clip HOPHOP des TRIBAL KING. Riche qu’il m’avait, j’allait presque me sentir riche. Du coût pas mal de copains passent et rapassent me rendre visite. Parfois ils amènent même leurs copains et copines tellement c’est chouette ici. Des reflex argentique à 20euros, des SMENA ( des LOMO de l’est ) à tout juste trois euros, des sandwich chez l’épicier ouvert H24 à 1e. C’est juste la vie. Ce pays à été renomé il y a peu “le pays a 300 Fteux“. Une voitures=300 Fteux, une bière=300Fteux, des souvenirs=300Fteux. LA VIE je vous dis, LA VIE.

Bon l’été est là et les copains viennent de partir, j’ai fait quelques photos et il me reste beaucoup d’alcoule à boire et de choses à commencer de finir comme des livres, des peintures ou des installations. Alors je dois filer. J’espère pouvoir écrire d’autres choses d’ici peu. Car MARTET est fantastique mais je ne veux pas qu’il se fane. Ma femme est là je file, fille. Ah et je remercie MATHIEU LAMBERT de m’avoir permis de faire des photos et d’écrire poster et aller sur le net grâce à ce portable sur lequel je pianote furieusement. Je demande à MAX de lui dédier un lien sur cette droite qui nous sert de pont vers le futur et donc les copains. Je vais faire du mieux que je peux avec ta péloche et un développement croisé des familles, encore mieux que ta coupe. C’EST DIRE.

Ah d’ailleurs si vous faites un erasmus un jour, n’envoyez pas de mail du genre: “On est français et on aimerait beaucoup vivre avec d’autres que des français alors s’il vous plait aidez nous.” Ca ne marche pas. Les français on finalement peu l’aura dont on aimerait pouvoir se targuer.
