Salami les keums,
(J’ai un alibi pour cette vanne, c’est un topic sur les sandwichs)
Je vais aussi faire une intro pour expliquer ce qu’il se passe, ça facilite la lecture et la compréhension d’après les types qui portent du velours. Je vais la mettre en italique, ça, c’est un caprice.
Avant de s’endormir, l’homme moderne aime bien s’échapper, se réfugier et se faire évoluer dans des décors nouveaux, et généralement meilleurs. Il peut aussi se transposer dans ceux de son quotidien mais en sublimant tout ça, en se permettant PLUS. Il s’autorise à faire pleins de trucs chouettes qu’il ne ferait pas dans la réalité, à cause des règles, des codes, de la prison et de la gêne. Il peut se faire gagner des millions, chopper des wags, et même serrer pleins de mains. Les moins salauds font même profiter les copains en les vectorisant avec réussite dans ces décors supers. Ils font croquer, quoi.
C’est un exercice qui se pratique même dans les transports en commun, où il est facile de bien s’oublier. Pour ceux qui aiment trop la fête, on peut également faire ça avant une soirée qui s’annonce cool.
Entre l’excitation, et l’envie de faire caca due à l’excitation, on peut prendre un peu de temps pour faire un trailer de la soirée qui va venir. Ca peut se faire dans toutes les positions, toutes les pièces de la maison, et même en extérieur avec de l’expérience.
Faut juste du temps, un peu d’envie, et un peu de calme. Moi, je me fais dire et faire des trucs tellement hallucinants, que je deviens très vite le it-boy de la soirée, et je me ballade de réussite en succès, et je navigue de nouvelles friendships en plan malin « Ouai, pourquoi pas du sexe si on est bien bourrés.. ».
Même quand j’ignore tout de la soirée, c’est pas un problème, je synthétise très vite. J’invente des faciès, des belles pièces - d’intérieur et en vêtements - et des culs à toucher. Je pixélise et je modélise tout, on franchit clairement un cap dans l’imaginaire. Un peu comme un roux en complet pourpre qui arriverait en Ferrari à une soirée blanche. Le mec casse les codes, il a tout pigé.
Malheureusement, ça se passe pas toujours (= jamais) comme je l’avais prévu. Alors je suis déçu, je force les occaz de retrouver les repères que je m’étais crée, et souvent ça se termine en fiasco. Ce qui ne m’empêche pas de recommencer, parce que j’aime m’évader.
Je dis pas que j’ai raison de faire ça. Mais quand je vois qu’un mec comme Tom Selleck le fait aussi, je me dis qu’en tout cas, j’ai pas tort. C’est une question d’influence, car avec du recul et de la bonne foi, je me dis que ce mec a tout de plus que moi : un compte en banque déclinable en plusieurs devises, une moustache bien fournie, des belles pièces et donc toutes les wags et sandwichs qu’il veut. A priori, aucune raison de s’évader. Pourtant il le fait, ce qui nous met sur un pied d’égalité.
Mais lui, son truc c’est de se positionner à côté de cascades avec des sandwichs en disant merde aux proportions. J’ai noté qu’il avait plusieurs astuces. D’abord, même si on est dans un cadre virtuel qui échappe donc à toute logique de danger, il ne se positionne jamais SOUS la cascade. C’est le 1er point. Ensuite, il fond le sandwich dans le décor grâce à un logiciel de photomontage mental. Ca doit avoir un sens, je pense.
“Les sandwichs poussent dans la nature” // “Ne vous emmerdez pas à fabriquer ou acheter des sandwichs, je connais les bons coins où ils poussent” ? Ouverture.
Acteur de la consommation immédiate, manifestation pro OGM, rêve, paradis d’enfant, il doit se passer pleins de trucs dans sa tête, on peut pas savoir, c’est SON univers.
C’est déjà camarade de nous le proposer. Le seul truc que je lui reproche, c’est de ne jamais le partager. Il est toujours seul, sauf une fois, où il se dédouble grâce à un système de reflet, mais ça n’en est que doublement égoïste. La conclusion de tout ça c’est que l’argent et les moustaches ne rendent pas plus sympa.
Là il se célèbre. On le voit au tuxedo et aux bougies sur le steak. C’est des indices, tout comme la tombée de la nuit qui veut un peu dire “BBQ party” en VO. Comme c’est une fête, il a invité pleins d’animaux qui sont en fait ses amis. C’est une alternative qu’il a trouvé. Il dira que c’est une ‘ruse’.
En fait, il s’est mis tout seul dans l’embarras, parce que faire la fête tout seul ça craint. Et comme il n’aime pas trop partager l’affiche, il était bien embêté, donc il a trouvé ce compromis. Je pense que quand il pensait à cette scène, il devait bien gigoter dans son lit, avant de trouver l’astuce. Ca reste une belle prouesse, et une belle image.
Une autre forme de célébration, et une belle déclaration d’amour. Il a choisi un lieu reposant, des minis-cascades, donc calmes donc inoffensives. Elles passent au second plan, c’est la relation Homme-Sandwich qui est mise en avant. Il peut investir tout le décor avec facilité. C’est un beau lieu pour caresser un sandwich. On le sent apaisé. Il a englouti un bon Cheese avant de se coucher, il s’endort l’esprit léger, et repense à tous ces sandwichs qu’il a mangé, tous ces bons moments qu’il a passé. C’est un hommage, sa façon de les remercier pour cette belle histoire d’amour.
Appelons ça un dérapage. Une mauvaise inspiration, il est en plein trip sous ecstas dans une maison close de Rednecks. C’est glauque, il gigote. Background : Son mariage bat de l’aile, il revoit des copains mal intentionnés à l’orientation sexuelle en suspens, prend des drogues qui ne l’aident pas, s’envoie des mauvais films. Il est perturbé, c’est très net. La dualité homo/hétérosexualité ressort donc. Il mélange tous les codes. Il s’asperge au tuyau dans une combinaison douteuse, mais pilote un bolide de guido. On voit bien à sa tête qu’il n’est pas au mieux.
Ca, ca devait etre un matin de gastro. Il se vidait, ça allait mal, les sandwichs étaient les coupables désignés. Le grec de la veille est mal passé, c’est un peu facile. Le coup du ball-trap c’est une métaphore “Je ne mangerais plus jamais une de ces saloperies“. Ban, il était en colère, il le pensait pas. Je pense qu’il regrette maintenant.
Là, il s’est sabordé. Il a placé le sandwich sous la cascade, or il a peur d’y aller. C’est le 1er point, et c’est une erreur. Il s’en est rendu compte trop tard, mais il a quand même fait l’effort, et ça c’est bravo. Tentative jusqu’à la taille, mais il s’est arrêté à mi-chemin se rendant compte qu’il n’y arriverait pas. Il semble bien emmerdé à croiser les bras, impuissant. On devine qu’il sourit, il prend ça avec humour et vulgarité : « Merde, j’ai été con putin!.. ». Beau joueur.
Il veut son sandwich mais il a peur de la cascade. L’équation est simple, il est clairement victime de son décor, on peut dire que c’est un bug. Ce snap peut aussi être le reflet d’un état d’ébriété et/ou de contrariété. Peut être après une déception amoureuse, un mauvais film, ou un dilemme “Dois je raser ma moustache et accepter ce script, et renoncer ainsi à mon identité ?“. L’envie d’aller au bout des choses au prix d’un sacrifice. Ca peut être plein de trucs.
Le scandale sous jacent. Ce snap m’angoisse, je suis pas vraiment preneur. J’aime pas juger un imaginaire, mais là, il y a un truc dérangeant, et je crois que ça vient de l’imper. La cascade est violente, évoque un comportement agressif, malsain. Pour la première fois, le sandwich est caché, c’est clairement une allégorie de la Honte, d’un secret qu’on veut dissimuler. L’arc-en-ciel ne vient en rien rehausser ce climat inquiétant. C’est de la merde, un truc pour se donner bonne conscience, mais tout ça pue le lourd secret inavouable, c’est sur. Personne ne sera donc étonné si des affaires de pédophilie impliquant Tom Selleck éclatent, tous les indices étaient dans cette diapo.
Une envie de frime manifeste, c’est gratuit et un peu con. “Je suis Tom Selleck, et j’’ai tout ici. Ouai j’mouille mon 501, mais regarde autour de moi.. J’en ai rien à foutre, viens m’chercher“. Une cascade à étage et une chemisette. A noter le halo sur la tranche de caprese. Ca, c’est un peu déplacé, on passe clairement de la frime à la provoc. Je le soupçonne de faire des mouvements de tête pas très sport. L’arrogance le rend un peu antipathique.
Ma préférée. C’est mon coup de cœur, elle me fascine. Je l’ai pas pigé de suite, mais en fait y’a une allégorie de l’effort, c’est super d’avoir fait ça. Ici le disrepect des proportions atteint des sommets. C’est un pastrami sous OGM, truc costaud à avaler. Alors il fait des échauffements en tenue de baseball, pour nous faire comprendre que ça va pas être aisé de s’engloutir ce truc. Ca s’arrête pas là. Je veux pas m’emballer, mais je crois que y’a un double sens de lecture. Ca peut aussi vouloir dire “Je m’suis tellement dépensé, j’ai mérité un bon sandwich, un truc énorme“. Les parallèles Effort/Homerun, Réconfort/Pastrami sont super en place. C’est donc plutôt malin. Comme j’adore cette image, j’ai aussi cherché une lecture verticale avec la chute de la cascade qui se fond dans son jersey, et qui pourrait vouloir dire « Apportez votre plus gros sandwich au fils de l’eau », mais j’ai l’impression d’aller trop loin..
Là on a droit à une étonnante mise en scène. Des muscles, un pistolet, et une attitude qui invite à se taire, on est donc dans le cadre d’une poursuite, c’est très clair. Je pense que Tom sait où est le sandwich, il est dans son champ de vision, mais il a juste envie de se faire plaisir en en faisant des tonnes sur la scénarisation. C’est le combo débardeur-pistolet qui me fait douter. Je vois pas trop ce que ça vient foutre dans le cadre d’un repas. Le débardeur est assez dans l’esprit, mais le pistolet, je vois pas, vraiment. On assiste donc à une gourmandise, un pétage de câble en règle. C’est osé.
Celle-ci a du intervenir à un moment de remise en question, ou de malaise. Probablement après la diapo précédente. Il a du se rendre compte qu’il avait déconné, et qu’on ne dominait pas une cascade comme ça, ca veut rien dire, CA NE SE FAIT PAS. C’est donc un retour d’égo, une ode à l’humilité en guise de rédemption. Le geste de la main est un message de paix. C’est la première et unique fois où il est dépassé proportionnellement par le binôme cascade-sandwich. C’est louche, il y a donc prise de conscience : “Je n’suis finalement rien par rapport à tout ça“.
Peut être aussi qu’il dénonce l’industrie du Sandwich, et le gaspillage de l’eau, comment savoir. Sa miniaturisation est peut être un indice sur l’impuissance d’agir seul face à tout ça. Donc, ou c’est un message engagé, ou c’est juste un malaise personnel, chacun se fait son idée.
Hyper friendship. On est à la frontière de l’Entertainment et de l’Advertising, c’est l’envie de faire partager son univers, on le voit au bodylanguage. Le menton sur les mains, c’est l’enfance, c’est l’insouciance, c’est la joie. Les coudes ouverts sur l’extérieur, c’est l’invitation. En surface on lit donc « Viens, je m’éclate, c’est chouette ». Le seul souci, c’est qu’on sait très bien qu’il est radin là-dessus, qu’il n’aime pas qu’on vienne investir son décors. Ou alors sous forme de ruse animale. Ca pue le piège, et on peut donc interpréter cette fausse invitation comme une nouvelle provocation, une façon de nous hiérarchiser, et ça laisse un goût amer… C’est donc regrettable.
Le reste sur SELLECK WATERFALL SANDWICH, c’est super et libre à toute interprétation.


























































