SELLECK WATERFALL SANDWICH 2

Posted by Ca$hmere on février 05, 2010

Salami les keums,
(J’ai un alibi pour cette vanne, c’est un topic sur les sandwichs)

Je vais aussi faire une intro pour expliquer ce qu’il se passe, ça facilite la lecture et la compréhension d’après les types qui portent du velours. Je vais la mettre en italique, ça, c’est un caprice.
Avant de s’endormir, l’homme moderne aime bien s’échapper, se réfugier et se faire évoluer dans des décors nouveaux, et généralement meilleurs. Il peut aussi se transposer dans ceux de son quotidien mais en sublimant tout ça, en se permettant PLUS. Il s’autorise à faire pleins de trucs chouettes qu’il ne ferait pas dans la réalité, à cause des règles, des codes, de la prison et de la gêne. Il peut se faire gagner des millions, chopper des wags, et même serrer pleins de mains. Les moins salauds font même profiter les copains en les vectorisant avec réussite dans ces décors supers. Ils font croquer, quoi.

C’est un exercice qui se pratique même dans les transports en commun, où il est facile de bien s’oublier. Pour ceux qui aiment trop la fête, on peut également faire ça avant une soirée qui s’annonce cool.
Entre l’excitation, et l’envie de faire caca due à l’excitation, on peut prendre un peu de temps pour faire un trailer de la soirée qui va venir. Ca peut se faire dans toutes les positions, toutes les pièces de la maison, et même en extérieur avec de l’expérience.


Faut juste du temps, un peu d’envie, et un peu de calme. Moi, je me fais dire et faire des trucs tellement hallucinants, que je deviens très vite le it-boy de la soirée, et je me ballade de réussite en succès, et je navigue de nouvelles friendships en plan malin « Ouai, pourquoi pas du sexe si on est bien bourrés.. ».
Même quand j’ignore tout de la soirée, c’est pas un problème, je synthétise très vite. J’invente des faciès, des belles pièces - d’intérieur et en vêtements - et des culs à toucher. Je pixélise et je modélise tout, on franchit clairement un cap dans l’imaginaire. Un peu comme un roux en complet pourpre qui arriverait en Ferrari à une soirée blanche. Le mec casse les codes, il a tout pigé.

Malheureusement, ça se passe pas toujours (= jamais) comme je l’avais prévu. Alors je suis déçu, je force les occaz de retrouver les repères que je m’étais crée, et souvent ça se termine en fiasco. Ce qui ne m’empêche pas de recommencer, parce que j’aime m’évader.

Je dis pas que j’ai raison de faire ça. Mais quand je vois qu’un mec comme Tom Selleck le fait aussi, je me dis qu’en tout cas, j’ai pas tort. C’est une question d’influence, car avec du recul et de la bonne foi, je me dis que ce mec a tout de plus que moi : un compte en banque déclinable en plusieurs devises, une moustache bien fournie, des belles pièces et donc toutes les wags et sandwichs qu’il veut. A priori, aucune raison de s’évader. Pourtant il le fait, ce qui nous met sur un pied d’égalité.

Mais lui, son truc c’est de se positionner à côté de cascades avec des sandwichs en disant merde aux proportions. J’ai noté qu’il avait plusieurs astuces. D’abord, même si on est dans un cadre virtuel qui échappe donc à toute logique de danger, il ne se positionne jamais SOUS la cascade. C’est le 1er point. Ensuite, il fond le sandwich dans le décor grâce à un logiciel de photomontage mental. Ca doit avoir un sens, je pense.
“Les sandwichs poussent dans la nature” // “Ne vous emmerdez pas à fabriquer ou acheter des sandwichs, je connais les bons coins où ils poussent” ? Ouverture.
Acteur de la consommation immédiate, manifestation pro OGM, rêve, paradis d’enfant, il doit se passer pleins de trucs dans sa tête, on peut pas savoir, c’est SON univers.
C’est déjà camarade de nous le proposer. Le seul truc que je lui reproche, c’est de ne jamais le partager. Il est toujours seul, sauf une fois, où il se dédouble grâce à un système de reflet, mais ça n’en est que doublement égoïste. La conclusion de tout ça c’est que l’argent et les moustaches ne rendent pas plus sympa.

Là il se célèbre. On le voit au tuxedo et aux bougies sur le steak. C’est des indices, tout comme la tombée de la nuit qui veut un peu dire “BBQ party” en VO. Comme c’est une fête, il a invité pleins d’animaux qui sont en fait ses amis. C’est une alternative qu’il a trouvé. Il dira que c’est une ‘ruse’.
En fait, il s’est mis tout seul dans l’embarras, parce que faire la fête tout seul ça craint. Et comme il n’aime pas trop partager l’affiche, il était bien embêté, donc il a trouvé ce compromis. Je pense que quand il pensait à cette scène, il devait bien gigoter dans son lit, avant de trouver l’astuce. Ca reste une belle prouesse, et une belle image.

Une autre forme de célébration, et une belle déclaration d’amour. Il a choisi un lieu reposant, des minis-cascades, donc calmes donc inoffensives. Elles passent au second plan, c’est la relation Homme-Sandwich qui est mise en avant. Il peut investir tout le décor avec facilité. C’est un beau lieu pour caresser un sandwich. On le sent apaisé. Il a englouti un bon Cheese avant de se coucher, il s’endort l’esprit léger, et repense à tous ces sandwichs qu’il a mangé, tous ces bons moments qu’il a passé. C’est un hommage, sa façon de les remercier pour cette belle histoire d’amour.

Appelons ça un dérapage. Une mauvaise inspiration, il est en plein trip sous ecstas dans une maison close de Rednecks. C’est glauque, il gigote. Background : Son mariage bat de l’aile, il revoit des copains mal intentionnés à l’orientation sexuelle en suspens, prend des drogues qui ne l’aident pas, s’envoie des mauvais films. Il est perturbé, c’est très net. La dualité homo/hétérosexualité ressort donc. Il mélange tous les codes. Il s’asperge au tuyau dans une combinaison douteuse, mais pilote un bolide de guido. On voit bien à sa tête qu’il n’est pas au mieux.

Ca, ca devait etre un matin de gastro. Il se vidait, ça allait mal, les sandwichs étaient les coupables désignés. Le grec de la veille est mal passé, c’est un peu facile. Le coup du ball-trap c’est une métaphore “Je ne mangerais plus jamais une de ces saloperies“. Ban, il était en colère, il le pensait pas. Je pense qu’il regrette maintenant.

Là, il s’est sabordé. Il a placé le sandwich sous la cascade, or il a peur d’y aller. C’est le 1er point, et c’est une erreur. Il s’en est rendu compte trop tard, mais il a quand même fait l’effort, et ça c’est bravo. Tentative jusqu’à la taille, mais il s’est arrêté à mi-chemin se rendant compte qu’il n’y arriverait pas. Il semble bien emmerdé à croiser les bras, impuissant. On devine qu’il sourit, il prend ça avec humour et vulgarité : « Merde, j’ai été con putin!.. ». Beau joueur.
Il veut son sandwich mais il a peur de la cascade. L’équation est simple, il est clairement victime de son décor, on peut dire que c’est un bug. Ce snap peut aussi être le reflet d’un état d’ébriété et/ou de contrariété. Peut être après une déception amoureuse, un mauvais film, ou un dilemme “Dois je raser ma moustache et accepter ce script, et renoncer ainsi à mon identité ?“. L’envie d’aller au bout des choses au prix d’un sacrifice. Ca peut être plein de trucs.

Le scandale sous jacent. Ce snap m’angoisse, je suis pas vraiment preneur. J’aime pas juger un imaginaire, mais là, il y a un truc dérangeant, et je crois que ça vient de l’imper. La cascade est violente, évoque un comportement agressif, malsain. Pour la première fois, le sandwich est caché, c’est clairement une allégorie de la Honte, d’un secret qu’on veut dissimuler. L’arc-en-ciel ne vient en rien rehausser ce climat inquiétant. C’est de la merde, un truc pour se donner bonne conscience, mais tout ça pue le lourd secret inavouable, c’est sur. Personne ne sera donc étonné si des affaires de pédophilie impliquant Tom Selleck éclatent, tous les indices étaient dans cette diapo.

Une envie de frime manifeste, c’est gratuit et un peu con. “Je suis Tom Selleck, et j’’ai tout ici. Ouai j’mouille mon 501, mais regarde autour de moi.. J’en ai rien à foutre, viens m’chercher“. Une cascade à étage et une chemisette. A noter le halo sur la tranche de caprese. Ca, c’est un peu déplacé, on passe clairement de la frime à la provoc. Je le soupçonne de faire des mouvements de tête pas très sport. L’arrogance le rend un peu antipathique.

Ma préférée. C’est mon coup de cœur, elle me fascine. Je l’ai pas pigé de suite, mais en fait y’a une allégorie de l’effort, c’est super d’avoir fait ça. Ici le disrepect des proportions atteint des sommets. C’est un pastrami sous OGM, truc costaud à avaler. Alors il fait des échauffements en tenue de baseball, pour nous faire comprendre que ça va pas être aisé de s’engloutir ce truc. Ca s’arrête pas là. Je veux pas m’emballer, mais je crois que y’a un double sens de lecture. Ca peut aussi vouloir dire “Je m’suis tellement dépensé, j’ai mérité un bon sandwich, un truc énorme“. Les parallèles Effort/Homerun, Réconfort/Pastrami sont super en place. C’est donc plutôt malin. Comme j’adore cette image, j’ai aussi cherché une lecture verticale avec la chute de la cascade qui se fond dans son jersey, et qui pourrait vouloir dire «  Apportez votre plus gros sandwich au fils de l’eau », mais j’ai l’impression d’aller trop loin..

Là on a droit à une étonnante mise en scène. Des muscles, un pistolet, et une attitude qui invite à se taire, on est donc dans le cadre d’une poursuite, c’est très clair. Je pense que Tom sait où est le sandwich, il est dans son champ de vision, mais il a juste envie de se faire plaisir en en faisant des tonnes sur la scénarisation. C’est le combo débardeur-pistolet qui me fait douter. Je vois pas trop ce que ça vient foutre dans le cadre d’un repas. Le débardeur est assez dans l’esprit, mais le pistolet, je vois pas, vraiment. On assiste donc à une gourmandise, un pétage de câble en règle. C’est osé.

Celle-ci a du intervenir à un moment de remise en question, ou de malaise. Probablement après la diapo précédente. Il a du se rendre compte qu’il avait déconné, et qu’on ne dominait pas une cascade comme ça, ca veut rien dire, CA NE SE FAIT PAS. C’est donc un retour d’égo, une ode à l’humilité en guise de rédemption. Le geste de la main est un message de paix. C’est la première et unique fois où il est dépassé proportionnellement par le binôme cascade-sandwich. C’est louche, il y a donc prise de conscience : “Je n’suis finalement rien par rapport à tout ça“.
Peut être aussi qu’il dénonce l’industrie du Sandwich, et le gaspillage de l’eau, comment savoir. Sa miniaturisation est peut être un indice sur l’impuissance d’agir seul face à tout ça. Donc, ou c’est un message engagé, ou c’est juste un malaise personnel, chacun se fait son idée.

Hyper friendship. On est à la frontière de l’Entertainment et de l’Advertising, c’est l’envie de faire partager son univers, on le voit au bodylanguage. Le menton sur les mains, c’est l’enfance, c’est l’insouciance, c’est la joie. Les coudes ouverts sur l’extérieur, c’est l’invitation. En surface on lit donc « Viens, je m’éclate, c’est chouette ». Le seul souci, c’est qu’on sait très bien qu’il est radin là-dessus, qu’il n’aime pas qu’on vienne investir son décors. Ou alors sous forme de ruse animale. Ca pue le piège, et on peut donc interpréter cette fausse invitation comme une nouvelle provocation, une façon de nous hiérarchiser, et ça laisse un goût amer… C’est donc regrettable.

Le reste sur SELLECK WATERFALL SANDWICH, c’est super et libre à toute interprétation.

AFRIQUE DU SUD ÉGALE RACISME 8

Posted by 2PACISDEAD on février 05, 2010

Salut,

Au début j’ai vu la deuxième vidéo et j’ai rigolé, pas un fou rire mais le type de rire que t’as quand tu mates des vidéos mal couché sur ton lit, ton col froissé dans ton double menton de circonstance. Je peux me permettre d’utiliser le “tu” parce que 50% des gens sur chatroulette sont comme ça. Chatroulette c’est le truc du moment, ce truc aurait aussi pu être le truc du moment mais “le truc du moment” c’est trop 2009, ça me dégoute déjà de mettre ces vidéos sur un blog aussi 2010.

Die Antwoord c’est un groupe parodique (pas du tout), un peu comme Mickael Youn sauf que des fois ils parlent en afrikaner ou en anglais avec un gros accent afrikaner. L’afrikaner c’est l’Afrique du Sud, un pays avec des noirs, des blancs, du racisme et Le Cap. Je le sais, j’ai vu un film dessus. La première vidéo est pleine de blagues visuelles et auditives, une parfaite réussite. La deuxième, qui parle de ninja comme beaucoup de leurs affaires, est visuellement moins cool (excepté cette idée de type déformé par la vie) mais est assez ultime kétaine pour rester dans ma tête.

Les types de ce groupe, incluant le type de type fille ont fait d’autres trucs de rap festif à la Puppetmastaz et des vidéos où ils fabriquent des peluches d’animaux lol/ninja. Rien ne les prédisposait donc à un jour me faire marrer et chantonner “I am a butterfly I need a protection be my samourai”.Le truc réside en fait dans le fait qu’à 15 ans je me mettais à la batterie pour démarrer un groupe d’anarchopunk mais que je voulais aussi aller au windsor, la boite locale, où les mecs écoutaient de la makina dans des 205. Un type de genre 25 ans, complètement vilain, fier propriétaire d’une 205 rouge complètement GTI roulait des pelles à une fille moche mais à la mode et pleine de nichons en 4ème dans mon collège. Je pense que mon intérêt pour les “beats” et l’espèce de voix makina de la fille vient de là. Le reste me fait juste marrer.

CLUB MUSCLES / UN SACRÉ TRAVAIL

Posted by 2PACISDEAD on février 04, 2010

Salut alors,

Avec El Grande Maxime Francout (se prononce Franssout depuis 2010), on fait partie d’un club. Un club de muscles. On y montre nos pectoraux et les filles disent merci. C’est une métaphore en fait la dernière phrase, une métaphore dans laquelle nos pectoraux sont des images trouvées sur les internets, les filles d’obscurs graphistes et les mercis des LOL ^^. Ça balance, je prépare une note sur des images à tendance zoophile et des tetris de choses. D’ailleurs, et c’est là que ça devient un post cent pour cent direct, je poste en ce moment même le truc du tetris de choses. C’est à pleurer. Foncez-y, décorez vos bookmarks, décorez aussi votre vie intérieure, c’est CLUB MUSCLES.

CLUB MUSCLES

CLUB MUSCLES

CLUB MUQUEUSES

CLUB MUSCLES

HARLEM DÉSIR 1

Posted by 2PACISDEAD on janvier 27, 2010

Salut,

Quand je pense à Nework je pense nostalgie. L’été, l’hiver, les copains, la nana, les fripes, les pizzas, ce feeling trop cool que je ne pourrais revivre quand dans quelques mois, quand j’aurais à nouveau de l’argent et des papiers stables. Et comme la nostalgie c’est un sentiment cool, j’écoute Harlem en petite boucle depuis une semaine. Harlem viennent de sortir un album qui s’appelle Hippies. Ils essaient de sonner vieux, c’est assez chouette. Ils jouent à l’Union Pool le 13 février, dommage pour cette fois, mais un de ces quatre ce sera l’été à nouveau.

Harlem -Human Gay Bones

Harlem -Pissed

Ah, et si vous êtes intéressés par le nouveau single attribué à Justice, sachez qu’il est un peu nostalgie, un peu espoir, un peu facile, un peu banal, un peu mille trucs, mais en pas si top. L’année où Breakbot se met enfin à sortir un EP chez Ed Banger, c’est un peu dommage.

Justice - Begining of the end

SITUATION MOUSTACHUE 6

Posted by Baptiste on janvier 25, 2010

Tout à l’heure dans le métro, je me suis jeté au dernier moment dans ce wagon et pas dans l’autre parce que j’avais vu une jolie fille blonde qui lisait un livre. Dans ma poche, La société du spectacle. Acheté quelques heures plus tôt. J’avais commencé la préface en allant acheter un sandwich au poulet à 11h30 et j’avais pensé que les clichés ont la vie dure et que d’autres avant moi ont mangé des sandwichs au poulet en lisant Guy Debord en pensant à leur jeunesse à leur avance sur ce monde qui tourne et à la situation et à cette fille qui est jolie.

C’est avec une certaine surprise et un léger regret que je note un épais et long duvet au dessus de sa lèvre supérieure. Les portes se ferment et je sors le livre de ma poche en me laissant tomber sur la vitre de la porte maintenant close … toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une accumulation…
            

La fille ne s’avance pas mais reste plantée devant moi en me tournant le dos et mon livre touche sa tête quand le métro accélère ou ralentit. Son livre, c’est en fait un dépliant qui parle de brioches moins chères et de possibilités de remises sur des sandwichs. Sur une image, on voit un garçon qui mange quelque chose et qui est content. J’aperçois les mots bonus et prix malins.

 … tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation… Difficile de se concentrer. Une moustache comme ça ; même teinte ça reste une moustache. Et l’équation moustache + fille est toujours égale au même résultat, même en 2010. Même à l’époque où les Juifs dirigent le monde. En plus, elle a du voir que je regardais sa moustache comme ce type obèse à la bibliothèque cette verrue au sommet de son crâne chauve et rose et énorme, pleine de petits poils chétifs avec des tâches roses et rouges et beiges : il a vu que le regardais.

… toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une accumulation de spectacles Même si spectacles est en italique, je le souligne. Elle a du voir que je fixais sa moustache ce qui n’est pas cool pour sa self estime.

Elle s’approche de moi et je pense que la faim fait sortir le petit lapin de son terrier, même en hiver. Même s’il fait très froid. Un centimètre à chaque freinage. Sa main sur la barre verticale glisse très très lentement vers la mienne. A chaque arrêt, je gagne du terrain. Plus près petit lapin.

               

Et puis une petite moustache, c’est quoi hein? Je porte bien une barbe. Je parie que ça doit chatouiller un peu quand tu l’embrasses mais rapidement tu penses à autre chose et tu l’aimes pour ce qu’elle est au fond d’elle même la fille et pas pour quelques poils au dessus de sa bouche parce qu’au pire, tu peux toujours lui faire comprendre que l’épilation ça existe et il suffit juste de savoir l’amener avec du tact et de la douceur et de l’amour, de la patience, un sourire, une main délicatement posée sur la joue, un regard tendre et bingo, le tour est joué. 

Je reste sceptique. Tout ceci qui reste en réalité à prouver : c’est quand même chaud de dire à sa meuf de s’épiler. Va te raser la moustache chérie reste une des trois premières phrases à ne jamais dire dans un couple même pour rire après j’ai baisé ta mère et désolé j’ai re-baisé avec ta mère

Châtelet. La moitié du wagon descend, la fille avec et quand elle se retourne je peux enfin voir son visage et je pense que la moustache c’est en fait ce qu’elle avait de plus séduisant alors je reprends mon livre m’assoit et essaye de me concentrer sur tous ces mots très compliqués et pour me concentrer je scande chaque phrase dans ma tête en battant sur mon genou le rythme d’une musique imaginaire avec mon stylo. 

LES TAPIS DU 11 SEPTEMBRE 5

Posted by 2PACISDEAD on janvier 24, 2010

Salut,

J’écris ce titre pour ramener des conspirationnistes (chut) sur ce blog. Pour l’instant, nos hits google se font surtout sur penis et pénis. C’est bien, c’est un début, mais c’est pas avec ça que je pourrais devenir pote avec les types d’onnouscachetout.com et du mystérieux R.R.R.

Alors voilà mon top 5 des meilleurs tapis de guerre afghan en hommage au 11 septembre. Les débats sont ouverts: laine de mouton ou synthétique?

Numéro 5:

afgha11

Un tapis qui présente deux caractéristiques fortes de l’école classique afghane: des trucs qui font boom et bang et l’inscription USSR, à la fois mauvais et bon souvenir. À ce titre, la Russie est comme sa vodka, vectrice souvent de bon et de mauvais souvenirs. Je le mets en numéro 5 parce qu’il est hors catégorie, c’est un tapis de guerre afghan qui rend hommage aux constructeurs d’arme ayant aidé la guerre contre les russes. Rien à voir avec le 11 septembre. Rien? Sûrs?

Numéro 4:

Ce type de dessin est qualifié de september11abstract par les collectionneurs. Sur un seul tapis, on a l’essentiel: Les tours, la route du terrorisme, les F-16, les grottes de Tora Bora. Pourquoi apprendre l’histoire quand on peut tisser des tapis? C’est le credo du ministère de l’éducation/tisserie afghan qui apprend, dès le plus jeune âge à concilier histoire locale et travail manuel. J’aime celui-ci pour deux raisons: d’abord l’explosion de l’immeuble est vraiment cool. Ensuite, il montre bien qu’il y a un problème dans les dates officielles: comment alors que l’explosion a lieu dans le futur, en 20001, la réponse américaine peut-elle intervenir en 2002? Hein?

Numéro 3:

Le motif le plus classique, souvent réutilisé, avec ou sans bandeau. J’aime les couleurs de celui-ci notamment en ce qui concerne la colombe bleue de la paix. En bas, l’artiste semble avoir eu du mal à comprendre qu’il devait tisser un porte avion. Alors c’est un peu compliqué, un peu art contemporain tu vois. À noter que dans cette iconographie, les tours explosent avant que les avions ne les touchent. C’est donc un complot, c’est putain de clair.

Numéro 2:

http://semensperms.com//images/Afgan%20War%20Rugs%20Sized/SeMeN%20SPeRmS%20War%20Rugs%2011.jpg

Celui-ci est une allégorie. C’est un tapis très riche qui regroupe plusieurs lectures sur les évènements. Le tigre des montagnes c’est l’Afghanistan en lutte, les loups, ce sont les talibans, les poules et l’espèce d’aigle antipathique, ce sont les américains et les anglais. Le lion c’est Jah Rastafari. Le type noir en kimono noir c’est Pascal Gentil qui fait le ninja pour se décontracter. Les kalash ce sont des kalash. Démerdez vous avec ça, mais sachez que ce tapis dénonce, et pas qu’un peu.

Numéro 1:

J’aime les hélicoptères, mais j’ai toujours eu du mal à les dessiner. En fait, vu de côté un hélicoptère n’est pas crédible. Je suis très heureux de voir qu’en Afghanistan ils ont le même problème, ça me rappelle qu‘au fond, nous sommes tous frères.

BRYAN FÉÉRIE DES SIRÈNES 8

Posted by 2PACISDEAD on janvier 17, 2010

Salut,

L’écoute de Retour vers le futur devrait vous suffire pour faire un clin d’oeil à ce titre ou le contraire. Aujourd’hui, parlons de ce que je sifflote. En général rien. Ensuite Jealous Guy, mais la version de Bryan Ferry. Ensuite, des morceaux improvisés. Et en troisième ex-aequo (c’est du latin, ça veut dire “aussi”) des sons stridents et graves en même temps, une technique perso. J’aime siffler. Mais j’aime aussi ne pas siffler.

Mais pourquoi la version de Jealous Guy par Bryan Ferry me plait plus que celle de John Lennon? Parlons-en. Comparons.

Originellement c’est John Lennon qui fait le titre. Il sort avec la chinoise moche à ce moment là et il n’est pas avare, dans ses interviews, d’explications sur le pourquoi de ce morceau. En gros, l’ex star des sixties dit que ouiiii théoriquement il n’est pas d’accord avec l’idée de possession d’un autre être humain au nom de l’amour, qu’on est libres les uns les autres et qu’on devrait se foutre à poil en position fœtale contre des maigrelettes. Mais il dit aussi que c’est dur de ne pas être jaloux. C’est donc un morceau de pleurnichard. Il s’excuse auprès de la traitresse d’être faible. Il se sent minable, il ne voulait vraiment pas la blesser en l’aimant trop genre. Et il joue à une sorte de pétanque avec elle.

Entendons nous bien: je suis globalement heureux que John Lennon soit mort, parce que ses propos étaient très pénibles sur la fin.

Dix ans plus tard, bon anniversaire, Bryan Ferry, leader de Roxy Music, initialement un groupe avant-garde beaux-arts, Brian Eno, synthétiseurs, et à ce moment là, groupe de futurs ringards de la finance de Manhattan, lance une reprise. La phrase précédente est presque incompréhensible mais tout y est. Donc, une reprise, avec un truc futuriste qui sort dans les années 80 et qui s’appelle la “deuxième lecture“. Même paroles, mêmes accords à peu près, mais une porte ouverte à un nouveau morceau basée sur l’ironie, la cocaïne et les mannequins. Parce que Bryan Ferry s’en branle de la nana au fond. Il lui dit qu’il est désolé mais personne n’est dupe, il n’est désolé de rien du tout. Il veut juste qu’elle ne lui brise pas trop les couilles parce que ce soir il a déjà trop donné. Dans ce morceau, un type a touché les fesses de sa nénette dans un bar à cocktail de Soho. Bryan a attrapé un tabouret et lui a enfoncé dans la gorge. Réaction normale puisque c’est sa nénette (cf. phrase précédente). Ça a choqué la fille et elle est partie s’enfermer dans la chambre de la suite payée par Bryan au Waldorf Astoria (meilleur hôtel de New York dans les films des années 80). Embêté mais en même temps émoustillé par ses réactions de gamine/princesse, Bryan se met au piano électrique déguisé en piano à queue du salon, appelle ses amis de Roxy Music qui faisaient une partouze avec des mineurs à côté et lâche sa reprise. Il surjoue son blabla mais garde sa vraie nonchalance ; un petit solo de saxophone, quelques sifflotements et elle rouvrira la porte pour un final champagne/feu d’artifice.

Chanter ça ne coute rien à Bryan Ferry sur son crédit de dignité, il n’est vraiment désolé de rien du tout, il est jaloux, elle va devoir vivre avec ça, ses boites à rythmes, sa montre en or, sa cravate rose et cette mèche calculée/négligée. À la fin du morceau, il s’en fout même du truc original, il change des notes en sifflant et fait un petit gimmick japanisant, clin d’œil à Yoko qu’il n’aurait même pas regardé.

Dernière anecdote: mon anglais était plutôt moyen à 15 ans quand je regardais VH1 classics, donc je chantais presque les bons trucs ce qui donnait pour le début du dernier couplet “I thought the jews were trying to hide” au lieu de “Thought that you was trying to hide”. LOL.

JE TE PROPOSE UN VOYAGE DANS LE TEMPS 5

Posted by 2PACISDEAD on janvier 14, 2010

Espagne, été 2005. Il faut chaud, le bitume fond, ça colle aux pieds. Les gens mettent des espadrilles mais il fait chaud, les espadrilles fondent, ça colle aux pieds. Un mec décide alors de vendre des chaussures qui ne fondent pas pour éviter d’avoir les pieds sales, synonyme de lose au pays des toros et des ola que pasa. Sa marque s’appelle Wonders. C’est un succès, les gens ne jurent que par los nuevos zapatos et pour célébrer ça, le roi Juan Carlos himself demande aux mecs de chez Wonders de faire un disque compact. L’Espagne doit danser joder. Et les mecs de chez Wonders demandent à Metronomy, un ou deux anglais qui n’a/n’ont encore rien sorti de faire un disque de promotion pour la marque. Et la sauce est balancée pour un quelconque catalogue hiver dans l’indifférence générale.

Canada, hiver 2010. Presque vingt ans plus tard, presque oui, je suis dans mon bureau au Super Kippa 2000 building, dans les QG de French Fourch Canada quand des informations reviennent à mes oreilles. Un espagnol, probablement un nerveux, diffuse le cd. Je l’écoute, je l’apprécie, je le partage. C’est ça internet, ça et des sites pornos où on peut voir des filles et des battes de baseball qui s’emboitent. Prenez, c’est une came intéressante.

Télécharge l’affaire, le mot de passe est: nodata.tv

Écouter Foe And Dear, un des morceaux

MEILLEUR COQ.COM 1

Posted by 2PACISDEAD on janvier 12, 2010

Via Voodoo Village

ÉCRIRE USA AVEC DES BALLONS 11

Posted by 2PACISDEAD on janvier 10, 2010

Salut,

Aujourd’hui une vidéo de danse issue de Vidéo Tonnerre. C’est un contest, ça sent Detroit. La musique est plutôt cool, mais ce que j’aime surtout c’est la galerie de personnages hauts-en-couleurs et la classe qu’ils ont chacun dans leur style. Enfin, classe, c’est vite dit, mais chacun attrape sa niche et développe le bordel en synchronisant fringues et chorés, et ça, ça se respecte. Ça me fait bien marrer quand des gugus essaient de créer des théories para-queer sur le personal branding, losers va, vous arrivez trop tard pour Detroit.

Je leur ai donné des surnoms et j’ai isolé quelques moments forts du truc. Pourquoi? Parce qu’on est dimanche matin et que ça a l’air que j’ai que ça à foutre.

BACON MASTER
Je dis ça parce que je juge les gros. C’est le type le plus sympa, le plus bonhomme et j’avais un pyjama qui ressemblait à ça quand j’étais petit. Ouais, j’aime m’identifier à mes héros, trouver des choses en commun, c’est naturel quoi.

NERD-O
Lui je l’aime moins parce que la mode geek-nerd me saoule à mort. Même si lui a tenté d’initier le mouvement avant que l’ironie n’apparaisse (ironie = 2001).

JAMBE GAUCHE
Je l’ai appelé comme ça parce que 80% de son personnage repose sur cette jambe qu’il lève encore et encore. Le reste c’est de l’homosexualité et des petits pas chassés. Je dirais que c’est bien d’avoir un coup spécial mais qu’il doit rester spécial.

AUTISTE
Il y a quelques années de ça, j’étais super fort pour imiter les autistes. Je tirais mon imitation d’un invité de Ça se discute qui était carrément génial puisque je me rappelle qu’il parlait de choper des nénettes et répétait à l’envie “Je ne suis pas un autiste” ce qui pour un autiste sujet d’un “reportage” sur l’autisme est sacrément dada. Ce type ne reviendra pas dans le reste de la vidéo, il s’est peut-être tordu le cou.

PUTE DE MIAMI
Ce mec démarre comme un gars normal puis fais un mouvement lascif en bougeant ses fesses la main sur la joue comme une pute de Miami. Si les filles tournaient la tête à ce moment là, il devrait pouvoir choper à la fin. À moins que le mouvement en question soit un signe pour les garçons de Detroit. Je ne sais pas, je ne juge pas, je pose juste des questions.

MACHO GRANDE
C’est mon meilleur surnom. C’est le participant le plus sûr de lui. Dès le début on sait que pour lui il a gagné. D’ailleurs, il n’y a rien à gagner dans cette émission, les gens dansent juste, comme dans un background chez Pascal Sevran. Mais lui il vient pour gagner quand même. La preuve: sa choré c’est surtout une appropriation du style des autres avec un gimmick démago à la fin (le bisou-main est-il un pas de danse?). Son truc en plus c’est son identité macho-latino: petite ceinture abdominable assortie à la cravate sur torse glabre et le regard qui roule des pelles.

LES JUMEAUX DE L’ÉTRANGE
Deux types habillés pareil devraient danser pareil. Mais pas les jumeaux de l’étrange. Numéro 2 se met d’entrée à vibrer comme l’autiste tandis que Numéro 1 reste dans la choré prévue au départ. C’est un coup classique. Je peux parier que Numéro 2 est sorti une dizaine de minutes plus tard que Numéro 1 de leur maman commune et depuis, il cherche à attirer l’attention par tous les moyens possibles. Le réalisateur, évidemment gêné par la situation enchaîne alors avec la danse d’ensemble qui nous permet enfin de voir les nanas sortir de leurs rôles de figurantes.

Le plan d’ensemble vaut le coup, on sent que chacun est sûr de ses mouvements, envoie du lourd, ça ne joue plus. Chacun va se battre pour attirer les caméras à grand coup de spéciaux du chef. Beaucoup à dire, mais voilà mes moments coup de coeur:

Dès le départ, le Bacon Master prend les choses en main et, à base de charisme de fou, embrigade une nana, un figurant et le pute de Miami pour une choré en ligne. Il reste frais même quand les autres ont du mal à suivre. Pour moi, c’est d’emblée le meilleur, tout en subtilité et bermuda. À 1.57 c’est le jumeau Numéro 2 qui claque un combo “Coup de la pelle/Stewie Wonder/Coup de la pelle”. Ce mouvement fait fondre 10.000 neurones à la seconde. À partir de 3.00 environ, le monteur devient fou à son tour. Il fait une choré de chorés. Je le respecte. On arrive à apercevoir Jambe Gauche qui fait le zouave avec une fille en pantalon de cow boy qui passera le reste de la vidéo en crise d’épilepsie. Toute tentative d’érection apportée par son legging impressionnant est quand même calmée par les couleurs de cheveux de la nana de 3.18. À 3.41, dans une sorte de duo décidé par la prod’, El Macho Grande refait son coup des bisous. On le sent fatigué, il est plus triste qu’autre chose, je pense qu’il refait les bisous pour souffler un peu et tenter une dernière fois d’attirer le regard. Démago encore, mais un peu plus touchant. À 4.12, Numéro 1, le jumeau maudit, tente un truc. Le cameraman lui donne sa chance mais son mouvement reste à l’état de projet, on sent qu’il y avait un truc à faire avec ces bras, on sent qu’il y avait un groove mais finalement il abandonne pour une sorte de robot dance sympa mais sans plus. C’est probablement ma plus grande déception de la vidéo. À 5.16, la fille la plus cool du truc apparaît enfin, un style, une attitude, un gimmick “main”, tout est là. C’est un respect imposé en dix secondes. À 5.30, la cow-girl rose tente son coup spécial dit de la mitraillette de bras. Ce n’est pas convaincant mais j’aime vraiment l’idée des leggings à franges. Le dernier à s’illustrer c’est un type à chemise qui continue à danser et smasher quand la musique s’arrête. Il feele the groove un peu plus que les autres. Dommage qu’il n’ait pas pensé à un costume, sans ça, vivre à Detroit devait perdre tout putain d’intérêt.

AUREVOIR PHILIPPE

Posted by 2PACISDEAD on janvier 08, 2010

Salut,

Dabord pour lire cette note, cliquez ici, c’est de la musique inratable.

L’album de Slagsmalsklubben que j’écoutais le moins c’était Boss For Leader parce que c’était le seul que je n’avais pas mis sur cd pour m’accompagner dans ma 106 pas kid en hurlant titoutitoutitoutou ou blipblipblaaah. J’aime hurler je crois l’avoir déjà écrit, or, hormis le hardcore, seul un habitacle et une autoroute permettent de bien faire les choses. Quand j’ai la patate, j’imagine créer un mouvement a.k.a. une secte, mais interdit aux demeurés. On se réunirait sur une aire d’autoroute, à côté de ces mecs qui proposent des gang-bang de leurs femmes, on ferait une sorte de prière ou un je ne sais quoi d’un peu solennel et puis on monterait dans les 106 pour une heure d’hurlements. Puis on ferait du sexe collectif mais sans regarder les pénis des autres parce que c’est pêché, cf. Sodome et Gomorrhe, Dieu, des boules de feu, les statues de sel, j’en passe et des meilleures. Ce qui me retient avec cette histoire de secte c’est la tenue. Un gourou se doit d’être original, mais moi je suis d’un classicisme forcené en ce qui concerne les fringues et un gourou en jean 5 poches / sneakers / hoodie ça serait pas “crédiblo-crédible”. Donc je n’écoutais pas beaucoup cet album, juste sur mon ordinateur, et généralement, je m’arrêtais à la chanson 7 parce que j’avais envie d’autre chose, j’avais envie d’ailleurs. Ou j’allais pisser. Va savoir. En tout cas, je n’écoutais pas la 9, Borg Of Hate. Et je ratais la magie qui intervient à 2.19 précisément. Et si vous lisez aussi lentement que moi, vous devriez arriver à 2.19 maintenant. C’est une note interactive.

Alors voilà, en 2007, j’éclusais assez de vodka pour rentrer en taxi, je commençais un livre intitulé “Fais pas ta pute” que je ne finirais probablement jamais et je ratais le meilleur moment des meilleurs suédois du monde. La vie tient à peu de choses. Je le dis souvent dans ma tête et une fille dans un épisode du Dr. House le faisait remarquer très justement hier soir dans ma télévision. Parce que d’accord, le chat ne prédisait pas la mort, mais le fait qu’il soit allé se réchauffer sur l’ordinateur juste avant qu’on lui enlève l’hypophise ne peut pas seulement être vu comme une coïncidence heureuse. Enfin, c’est son avis, pour le coup j’étais plus ok avec House: ça reste une idiote.

BONNE ANNÉE GÉRARD

Posted by 2PACISDEAD on janvier 01, 2010

J’aime les mots de six lettres, pas exclusivement mais beaucoup. Avant j’aimais la concision de pute et slip, j’étais très quatre, mais je buvais aussi beaucoup de vodka en soirée. Ces temps-ci je bois moins, je sors moins. C’est parce que je baise plusss. Alors mes mots s’allongent: c’est 2010. Mais mes mots de titre font deux fois sur trois cinq lettres. C’est presque un “dommage“. Merde et remerde. Bonne année quand meeme.

Alors téléchargez moi 200910:

CFCF - Invitation to love

GIRLS 5

Posted by 2PACISDEAD on décembre 27, 2009

L’autre jour, j’ai posté la vidéo director’s cut gayporn du clip de Lust For Life du groupe Girls, issu de leur album Album. Rien à voir avec une reprise du titre Lust For Life d’Iggy Pop issu de son album Lust For Life. Matt Perri aurait surement du faire un titre intitulé Iggy Pop pour embrouiller tout ça, mais il s’est contenté d’un album Girls. La boucle est bouclée/quelle boucle?/quelle intro? parlons-en.

Matt Perri je le connais d’en vrai, c’est un ami de mes anciens colocs. Il a enregistré la plupart de ses morceaux dans la chambre de Ted m’obligeant à chantonner ses putains de lignes de basse des jours durant. Et quand je rentrais de nuit, généralement bienheureux et enjoué de ma soirée, je le croisais et on en parlait. Il vivait souvent sur le canapé à 25$. Il empestait l’alcool et la chemise mal lavée et il essayait de parler en français. J’ai toujours apprécié lier la pratique du français à la suralcoolisation. C’était drôle et reposant à la fois et j’arrivais toujours vers 3h du mat’ à gratter de la Molson Dry, voire de la Black Bull, ce qui, dans une ville où la vente d’alcool s’arrête à 23h, est plutôt coton.

Matt Perri fait dans la mélancolie, ses chansons sont tristounettes mais lui même est très bonhomme. Le mélange des deux donne ces petites mélodies naïves faites pour marcher à côté d’une fille qui rougit. Les filles qui rougissent sont une constante humaine, c’est l’histoire-géographie qui parle, donc, miser là dessus, c’est s’assurer d’être dans le vrai. Matt Perri est un type gentil comme tout malgré son collier de barbe, il donne souvent des cds à ses shows et est exécrable en lip sync. Tout pour l’aimer, l’acheter, le voir en concert, foncez.

Matt Perri- ‘I Want You’ from Evan Prosofsky on Vimeo.

Matt Perri - Dead Dead White

COMMISSION ANONYME 20%

Posted by Ah Bon on décembre 22, 2009

Aujourd’hui c’est la recherche des cadeaux, c’est l’angoisse, c’est la fin. Mais bientôt ça ne sera plus important pour deux ou trois raisons. C’est bientôt noël donc. C’est bientôt la grosse bouffe, c’est bientôt la joie de la famille et la hausse du taux de suicide. Alors on profite. Du coup pour préparer le truc on a eu la chance de participer à une des rares ventes aux Arts Décoratifs de Strasbourg organisée par les Commissaires Anonymes. Trois jours, donc, pour proposer aux copains mais aussi aux autres (= ceux plus susceptibles d’avoir des sous en fait) d’acquérir de beaux objets d’école d’art pas trop cher pour faire de jolis cadeau lors des fêtes. C’était bien, il y a eu pas mal de monde et ce fut assez agréable de voir ce que l’école peut produire. Bah oui comme ce genre de manifestation est rare, on ne voit jamais rassemblé comme ça autant d’objet de sections différentes. Les Commissaires Anonymes organisent aussi des expositions passerelles entre deux étudiants de l’école. Deux personnalités d’ateliers différents. Nous espérons secrètement pouvoir y participer sous peu dans un binôme de feu.

L’HOMME FORMIDABLE AUX BALLONS 1

Posted by 2PACISDEAD on décembre 19, 2009

Richard Albury est un austalien de 63 ans. De temps en temps, il se met torse-nu et éclate des ballons en s’asseyant dessus et en faisant des petits commentaires. Grâce à internet et Voodoo Village, French Fourch présente aujourd’hui 2 minutes fort sympathiques.

Voilà, merci encore internet.

LIEN IMAGE MUSIQUE

Posted by 2PACISDEAD on décembre 17, 2009

Salut

Des liens se créent dans la tête des gens. Ce sont des connections. Ainsi, en voyant le visuel du nouveau titre de Late Of Pier qui sort aujourd’hui, j’ai pensé à cette autre image d’Antoine d’Agata, un photographe qui fait des trucs un peu trashy de ce que j’en sais. Comme un marseillais. Évidemment l’image d’Agata, Zabriskie Point de sa série Insomnia défonce plus, plus flippante et puis j’ai un petit début de fascination pour les ombres sur les bords des photos. Ce sont des montagnes, genre vallée de la mort. Je rêve de trouver un jour 5000 images dans ce style, d’en faire une anim avec des petites transitions étoiles et coeurs et de finir ma vie à regarder ça en boucle. Plus que 4998.


Sinon ce nouveau titre je l’attendais et il me plait. Late Of Pier fait partie de ces groupes qui font vraiment tout ce qui est en leur pouvoir pour avoir l’air bizarre. C’est franchement réussi. Par contre en live j’en garde un assez mauvais souvenir: des types à l’homosexualité effrontée qui en font des caisses pour se faire remarquer et des morceaux trop carrés/chiants en fait. C’était dommage, mais leurs morceaux régalent et ce Blueberry laisse entrevoir un futur plein de “super”.

Late Of Pier - Blueberry

H2L ♥ FF ♥ HH 1

Posted by 2PACISDEAD on décembre 11, 2009

Salut!

C’était déjà il y a deux semaines. Ce soir là, nous étions fous. Et comme c’était moi qui prenait les photos, nous serons flous. C’est de la poésie ça mes batards, j’essaie d’en faire pour pouvoir demander des subventions, parce que la poésie se meurt alors y’a moyen de ramasser de la caillasse sur les derniers souffles de la bête. Des photos, des commentaires sur ce qui restera probablement à jamais comme “une putain de bonne soirée mon salopard

Je n’ai jamais été bon avec cette histoire de temps d’ouverture sur les appareils semi-automatiques. J’essaie toujours de mettre le plus gros chiffre. Je ne pense pas que cette technique soit à conseiller. Ça, c’est la vue de l’entrée de la galerie. On voit des couleurs, des formes, on devine un type au pantalon gris et à la démarche chaloupée.

Avec le flou, on pourrait presque croire à un effet 3D. C’est le presque qui fait tout/non. C’est moi qui ai fait ça, j’assume mais hélas c‘est trop grand pour décorer mes chiottes.

Pour calmer les filles, Adrien Baudet fait des tableaux qu’il encadre. Évidemment là vous ne voyez rien, mais en vrai c’était vraiment réussi.

Emilio Esteban a fait le dessin à gauche et Karmen Mantha ceux au centre et à droite. Ils ont brûlé de nombreuses rétines avec leurs cadres incroyables mettant en scène des stars du Hip-Hop, cette musique de rue qui plait tant aux jeunes et aux vieilles qui veulent les draguer en trémoussant leurs fesses fatiguées dans les boîtes de province. Emilio et Karmen, le H2L si mystérieux sont nos amis, nous les aimons fort.

Cette photo est une réussite parce que ce type devient transparent et qu’une sorte de poil géant lui sort du dos. Les tableaux de Maxime Francout ont reçu des éloges du type “waaah” et “c’est vraiment beau” toute la soirée. Sauf à certains moments.

Maxime Francout a aussi fait cette oeuvre interactive/pas interactive. À ce sujet, une anecdote. La tête de Snoop adaptée en masque faisait office de panneau d’entrée en bas de l’immeuble de la galerie. Un type défoncé qui posait du flow dans une soirée reggae à côté l’a volé. Puis a volé toutes les têtes que je mettais parce que son esprit plein de crack l’empêchait de comprendre qu’on puisse découper les yeux d’une photo. J’ai bien ri mais une fois loin de ce type qui aurait pu me tuer en me croquant la tête.

Ce BMX volant semble juger les coupes de cheveux olé-olé de ces filles. Il a tout à fait le droit mais entre nous, c’est abusé de juger les gens juste sur leur physique. A-bu-sé.

Mon appareil se finit là, presque au début en fait. Cette expo était drôle, cette expo était joie et rencontre, elle était bière aussi et mauvaises ventes, mais elle était amitié et projets.

Merci à tous d’être venus, merci à MagazineUrbain et Midnight Poutine d’avoir couvert l’événement, à très bientôt pour encore plus de clap et bravo et super.

LONE FAIT MON HIVER

Posted by 2PACISDEAD on décembre 09, 2009

Salut mes salopards

C’est de Lone qu’on parle aujourd’hui. Enfin, de Lone que j’écris aujourd’hui. Enfin, de Montréal sous la neige. Ça devient de plus en plus compliqué pour moi d’écrire sur ce blog, je ne me comprends plus, et a fortiori je ne crois plus du tout à l’importance d’être intelligible. Tout se brouille devant mes yeux, mes chaussures sont lourdes, soit c’est la neige, soit c’est la fin, soit c’est la même chose. Bilan, la lecture se brouille aussi et puis après tout, who fuckin cares, non mais c’est vrai quoi merde, dans le nouvel internet, une seule image vaut mille mots. C’est pour ça que j’ai fait cette image, pour économiser, cf. crise, cf. faim.

Lone est un anglais, de Nottingham, un type mélancolique en chemise à carreaux qui est aussi brillant pour son artwork que pour sa musique. Le visuel de son album sorti le mois dernier et que j’ai pillé comme un dingo sur internet me rappelle instantanément et sans que je ne me l’explique vraiment ceux de Lime. Sans doute le côté aérographe, parce que l’aérographe c’est cool même si des fois ça dépasse les bornes. Peu d’informations sinon sur le type en lui-même, son vrai nom, Matt Cutler, me renvoie vers un danseur latino célèbre après avoir fait de la téléréalité, autrement dit, je n’ai aucune envie de pousser cette piste. Aucune information non plus sur qui réalise l’artwork pré-cité, c’est donc un travail journalistique clairement bâclé. Par contre voilà un commentaire succinct sur la shit qui me fait rapper tout seul dans ma chambre depuis une semaine. Parce qu’on parle là d’un album qui se rappe, parce qu’il est constitué d’instrus orphelines qui en même temps s’autosuffisent comme ça en une explosion de bravos funkys compressés. Du coup, les Docteurs Sanchez de toutes les nations peuvent profiter de l’écoute pour dénoncer la vie en banlieue ou l’attitude des filles amoureuses et le tout en rimes pauvres, parce que rap, parce que musique de la rue, musique de la haine. Cet album me terminera probablement l’année sur un doux nuage dans la tempête de neige de la vie. Finalement il sera pas si pire cet hiver.

Je voulais lier Sungrazer Cascade, ma préférée, mais comme personne ne me donne/laisse/prête d’espace je vous en fous d’autres, linkés depuis des blogs trouvés par Hypem. Je suis technologique mais c’est un peu casse-couilles.

Lone - Karen Loves Kate

PRENEZ-EN DE LA GRAINE

Posted by 2PACISDEAD on décembre 07, 2009

Salut,

Voilà Love Can’t Turn Around un classique de Farley Jackmaster Funk featuring Darryl Pandy. Ce qu’on ne sait pas forcément à l’écoute c’est que Darryl Pandy a des jolis habits brillants.

Cette vidéo trouvée sur Pump That Jam, excellent blog d’ailleurs, me fait dire wow. J’essaie de limiter mon commentaire, pour ne pas paraphraser l’engin. Mais notez le virevoltage, notez le coup spécial dit de la mitraillette. Et ce feeling morse. Et ces cheveux bon dieu. Ça me fait penser aux parents du type de la pub Soul Glo dans Un prince à New-York, quand ils se lèvent du canapé à la fête du père Mc Dowell et que la graisse de leurs cheveux laisse des traces sur le dossier. Putain de film. On savait se marrer à l’époque. Ce type me transporte.

L’OEIL 1

Posted by 2PACISDEAD on décembre 04, 2009

Une douzaine d’œufs, pensez à une bonne douzaine d’œufs mes bâtards.